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La banque mondiale visite des réalisations du PAPSA et du PNGT2 dans la Région des Cascades !

En marge de la rencontre d’échanges entre la Banque mondiale (BM) et les forces vives de la Région des Cascades initiée dans le cadre de l’élaboration de leur plan stratégique de Partenariat Pays avec le Burkina Faso, une mission de la BM a visité des réalisations du Projet d’Amélioration de la Productivité agricole et de la Sécurité Alimentaire (PAPSA) et du Programme National de Gestion des Terroirs (PNGT 2-3).

Elle a été conduite par Monsieur Cheik Fantamadi KANTE, Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso. C’était le 14 Décembre 2017 passé en présence des Directeurs Régionaux et provinciaux en charge de l’Agriculture et de l’élevage ainsi que les agents des deux projets et de la Chambre Régionale d’Agriculture des Cascades (CRA).

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Dans le cadre du dialogue sur le nouveau partenariat Banque mondiale Burkina Faso, une mission de la Banque mondiale a organisé une concertation avec les forces vives de la région des Cascades. En prélude à cette rencontre, Monsieur Cheick Fantamadi KANTE et ses collaborateurs ont tenu à visiter des réalisations du PAPSA et du PNGT 2-3 qui sont tous, deux projets de développement financés par la Banque mondiale et l’Etat du Burkina Faso.
C’est aux environs de 8 heures du matin que la délégation s’est rendue sur le site du groupement féminin « MUSO DJIGUI » à Banfora, l’une des unités de transformation de manioc (UTM) appuyée par le PAPSA depuis 2014. Au nombre de dix, les femmes du groupement gèrent leur entreprise alimentaire avec 20 tonnes de manioc transformées par an. Les produits de transformation concernent l’attiéké, l’amidon, la farine du manioc, le gari et le tapioca.

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Après avoir souhaité la bienvenue à la mission, Madame Justine SANOU, Secrétaire Générale du groupement s’est réjouie du choix porté sur leur unité et la présence de la Banque mondiale dans leur local. Elle a présenté du long en large les différents appuis et accompagnements reçus du PAPSA avant de s’attarder sur le fonctionnement de leur activité. Elle a ensuite exposé certaines difficultés qui entravent quelque peu leur activité. Parmi ses difficultés on retient entre autres la rupture de la matière première (le manioc) à une certaine période de l’année, l’exiguïté du bâtiment abritant l’unité qui ne permet pas de faire fonctionner toutes les machines en même temps et le besoin d’une presse électrique.
Selon les propos du Représentant résident de la BM « nous avons voulu voir ce qui se passe sur le terrain et entendre les bénéficiaires des différents projets que la Banque appuie afin de les encourager dans la mise en œuvre de leurs activités. Cela nous permettra de savoir sur quoi nous allons accompagner les communautés dans les prochaines années à venir » a-t-il expliqué.
Avant de répondre à certaines questions posées par les membres de la mission, Madame SANOU a aux noms des autres membres du groupement remercié la Banque mondiale et le PAPSA de l’appui technique et financier dont elles bénéficient depuis 2014. A écouter Madame Sanou, cette activité a changé leurs conditions de vie car selon elle « avec les formations reçues sur la stabilisation de la pâte de manioc et aussi sur la transformation avec l’usage des matériels octroyé par le PAPSA, nos connaissances se sont améliorées et sur le plan économique aussi, aujourd’hui il y a parmi nous, celles qui ont pu inscrire leurs enfants dans des écoles professionnelles grâce aux revenus qu’elles tirent de l’activité. Et même pour des petits besoins comme le savon de lessive nous n’attendons plus nos maris pour ça, c’est nous même qui l’achetons » a-t-elle attesté.
Visiblement satisfait de cette présentation et la visite des installations, Monsieur Cheick F. KANTE a prodigué des conseils au Groupement tout en les encourageant de gérer au mieux leur activité.
La délégation s’est ensuite déportée au village de DIARBAKOKO situé à une vingtaine de kilomètres de Banfora pour rencontrer des bénéficiaires d’un centre de collecte de lait (CCL) mis en place par le projet PAPSA. Ce CCL a été construit en 2014, il est géré par le groupement KAOWRAL KOSSAM dont les membres sont au nombre de 70 avec 36 femmes et 52 jeunes.
En prenant la parole, Monsieur Danpaul KARAMA, chef de village de DIARABAKOKO a souhaité la bienvenue à la mission et a exprimé tout le plaisir et la satisfaction des habitants d’avoir bénéficié du CCL. Il a par ailleurs expliqué que ce CCL est devenu une infrastructure communautaire car même les habitants des villages environnants viennent aussi y vendre leur lait. Il a également présenté ses vifs remerciements à la Banque mondiale pour son accompagnement constant dans le domaine de l’élevage. Etant en face du représentant de la Banque mondiale il a cependant profité solliciter un forage pour le CCL, un renforcement du matériel de collecte de lait, un moyen de transport du lait pour la livraison à Banfora, un broyeur et un accompagnement des éleveurs pour l’insémination artificielle de leurs bovins car selon Monsieur KARAMA « Ce sont des occasions rares de rencontrer le Représentant résident de la BM en personne, donc il fallait en profiter » a-t-il rétorqué.
Quant au Représentant de la BM, il a tout d’abord remercié l’ensemble de la population de DIARABAKOKO pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé. Il a ensuite expliqué l’objet du déplacement de sa délégation dans la région avant de réaffirmer l’engagement de son institution dans le développement rural. Il a tout de même rassuré les habitants de DIARABAKOKO que leurs doléances seront examinées et que d’autres projets de la BM intervenant dans ces domaines précis viendront les appuyer.

A y écouter certains témoignages comme celui de Monsieur SIDIBE Ousmane, chargé de l’information du groupement KAOWRAL KOSSAM « avant pour avoir de l’argent pour résoudre un problème il nous faut vendre un animal mais aujourd’hui avec la vente de lait on a plus besoin de vendre son animal, le lait nous procure de l’argent, ensuite nos femmes restent sur place pour vendre le lait, elles n’ont plus besoin de se promener sur des longues distances abandonnant les enfants et la concession toute la journée» on peut dire que le CCL a permis d’améliorer les conditions sociales et même économiques de ces éleveurs. Il en est de même pour la représentante des femmes du Groupement Madame Didja SIDIBE qui témoigne que « avec la présence du CCL on est très contente nous les femmes car, il n’y a plus les corvées de longues distances à parcourir pour vendre le lait, ensuite la mévente fait que parfois on était obligé de jeter le reste du lait invendu. Mais avec le CCL tout ça s’est fini, nous remercions vraiment la Banque mondiale pour cet appui ».
Après la visite des locaux, la mission s’est dite satisfaite de la fonctionnalité du CCL et surtout de la convivialité qui a prévalu pendant les échanges avant de prendre congé des habitants de DIARABAKOKO.
La délégation s’est ensuite rendue dans la commune rurale de DOUNA dans la Province de la Léraba. Cette commune a bénéficié de l’appui du PNGT2-3 pour la construction de 12 boutiques de rue louées à 3000 francs par mois et par boutique. Selon Monsieur Amidou SON Maire de la commune de DOUNA « au moins 24 emplois ont été créés grâce à l’installation de ces boutiques. Ils abritent des salons de coiffure, des kiosques de cafeteria, de boutiques de vente de céréales, d’habillement et d’articles divers » a-t-il indiqué.
Ces infrastructures ont été réalisées pour résorber d’une part, l’insuffisance de la base de l’assiette fiscale dans la commune et la faiblesse des recettes propres de la commune. D’autres parts, il fallait doter la commune d’infrastructures marchandes viables et fonctionnelles pour stabiliser également certains commerçants dans la commune. La mission s’est par la suite entretenue avec les femmes du Groupement Pâtisserie et biscuiterie de Douna qui ont également bénéficié de l’appui du PNGT2-3 en renforcement de capacité et en matériel (four électrique) dans le cadre de leur activité de pâtisserie. Au cours de la rencontre d’échanges, des préoccupations liées à la gestion de l’unité de transformation de céréales en gâteaux et biscuits, de sécurisation foncière ainsi que des questions liées à la clôture prochaine du PNGT2-3 ont été des sujets évoqués.

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